SérieVOres • Le choix de la rédaction

  • Par Quentin Lazeyras
  • 8 mai 2020
SérieVOres • Le choix de la rédaction

Illustration réalisée par © Lisa Drian

Le week-end commence et vous allez encore perdre plus de temps à trouver une série qui vous correspond qu’à la regarder. Les catalogues Netflix, Canal +, Amazon Prime, Disney+, et OCS sont de plus en plus denses, alors la sélection de Bonsoir! est là pour faire le tri !

Cette semaine dans sérieVOres : des apocalypses, des communautés restrictives et un cheval.

Les nouveautés

Mrs America (Hulu)

Alors que les réflexions féministes et d’égalité des genres sont de plus en plus présentes dans notre société, il est nécessaire de prendre du recul et d’analyser la place qu’avait ce débat il y a plus de cinquante ans. Pour ce faire, une mini série aux allures de biopic sur Phyllis Schlafly, ennemi juré du féminisme des Etats-unis dans les années 1970 est actuellement diffusée sur Canal+. C’est Cate Blanchett qui endosse le rôle de cette activiste conservatrice. En 1972, en pleine exposition du mouvement de libération des femmes aux USA, Phyllis Schlafly devient célèbre en s’opposant à l’Equal Rights Amendment (ERA) : un projet de loi devant inscrire l’égalité des droits entre hommes et femmes dans la constitution américaine. Une bataille politique à découvrir dans le catalogue de Canal+ (Hulu aux USA)

Into the night (Netflix)

Le déconfinement se précise, la fin du monde est évité, mais pour les adeptes des univers apocalyptiques, décollez avec « Into the night ».

Cette série belge disponible sur Netflix aux allures de blockbuster ne s’éternise pas sur les explications de la tragédie que court le monde. C’est simple comme bonjour, les rayons du soleil sont devenus mortel. Dès les prémices du premier épisode, l’action commence. Pour survivre, il faut impérativement rester dans une zone nocturne du globe.
Urgence, stress, rebondissements, tout donne envie de s’accrocher et ce contre la montre permanent fonctionne. Seul bémol, la folle aventure des survivants ne dure que six épisodes et laisse légèrement sur sa faim. La série étant disponible seulement depuis le 1er mai, rien ne laisse présager qu’une saison 2 est prévue.


Les grands classiques 

Vous en avez toujours entendu parler, mais vous ne vous êtes jamais donné le courage de vous lancer. Ce week-end, c’est le moment ou jamais de regarder cette série qui vous attend depuis plusieurs années.

The Handmaid’s tale (OCS)

Cette science-fiction est immanquable ! Adaptée du roman « La servante écarlate » de Margaret Atwood cette dystopie vous immerge au coeur de Gilead : une société religieuse dictatoriale où, face à un bouleversement climatique énigmatique, certaines femmes sont devenues stériles. Les seules encore capables de procréer sont condamnées au rôle d’esclaves sexuelles. L’incroyable Elisabeth Moss y incarne Jude. Capturée, elle devient une « Handmaid » et servira sous le nom de Offred/Defred (génitrice pour le couple de Fred Watterford).

Glaçant, violent, l’univers de The Handmaid’s Tale mêle un semblant de régime nazi, de guerre froide, et de relations moyenâgeuses. Après ces quelques mots cette série peut sembler horriblement repoussante, mais elle n’en reste pas moins captivante. La troisième saison sortie à l’été 2019, a subi plusieurs critiques, visant la « violence sans message » qu’apporte le développement de la série. Pour vous faire votre propre opinion, les trois premières saisons sont disponibles sur OCS.

CALLS (Canal+)

Calls est bien plus qu’une simple série. Elle innove dans les genres, il ne suffit pas de regarder, mais avant tout à écouter ! Cette série audio est évidemment accompagnée d’image mais, rien de mieux que l’imagination pour se plonger dans cet univers.

Calls rassemble plusieurs enregistrements sonores (télécommunications, archives secrètes, boîtes noires, prises sons d’un film…) retrouvés après de tragiques événements, tous connectés d’une manière ou d’une autre.
Le réalisateur Timotée Hochet transmet avec brio les émotions nécessaires pour vous permettre, à l’aide de votre créativité, de déceler l’étrange et l’inexplicable. Sans aucun doute cette série vous fera bondir. Retrouvez entre autre les voix de Kyan Khojandi, Camille Cottin, Mathieu Kassovitz ou Charlotte Le Bon dans le catalogue de Canal+


Bo d’antologies

Une série sans une bande-son époustouflante ne peut pas être une bonne série. Nous ne parlons pas seulement du générique, mais de l’ensemble de l’œuvre musicale qui vous accompagne durant plusieurs épisodes, plusieurs saisons, parfois même plusieurs années.

Utopia (produit par Chanel 4 disponible sur Canal+)

Utopia a marqué les esprits des sérivores notamment par son arrêt brutal à sa deuxième et dernière saison. Sa bande originale, elle, est épatante. Elle accompagne le périple de quatre fans d’une bande-dessinée pourchassés par une organisation secrète à la recherche du second tome qui n’a jamais été publié. Cet ouvrage ne renfermerait pas la folie de la science-fiction, mais un secret qui ne doit pas être dévoilé. La bande originale, réalisée par le canado-chilien Cristobal Tapia de VeerSon, transporte ses spectateurs dans une ambiance thriller aux notes d’électro, de classique, aux voix distordues et aux sons expérimentaux.

Dark : (Netflix)

Évidemment, le générique poignant de la série allemande Dark, correspond parfaitement à son univers. De façon plus générale c’est l’ensemble de la Sound Track de Ben Frost qui colle à l’atmosphère obscure et énigmatique de la série. Les musiques accompagnent le sombre parcours du jeune Jonas Kahnwald, sous la pluie, avec son ciré jaune, à la recherche des réponses face à la disparition de de son ami Mikkel Nielsen. En plus des notes et mélodies pesantes, des musiques des années 80 viennent habiller le tout pour faire coïncider le style de l’époque comme le mythique Shout du groupe Tears for Fear ou l’inimitable Irgendwo Irdendwann de Nena.


Les personnages inoubliables 

Esther (Unorthodox) – Shira Haas

Esther incarnée par Shira Haas

Esther ou Esty est au coeur de la la mini-série Unorthodox disponible sur Netflix depuis le début du confinement. Une jeune femme quitte sa communauté Hassidique ultra-orthodoxe de Williamsburg où elle a grandi avec sa grand-mère.

Elle découvre alors un nouveau monde à Berlin, où elle cherche à retrouver sa mère qui elle aussi a changé de vie.

La force de cette mini-série de quatre épisodes réside tant dans l’actrice que dans le rôle qu’elle interprète à la perfection. Un personnage timide et renfermé de par son passé qui s’ouvre pas à pas à mesure que le monde qui s’offre à elle.

Bojack (Bojack Horseman)

Vu de l’extérieur Bojack Horseman est un cartoon de plus. Pourtant cette série animée est l’une des meilleures de son temps. Elle brille par son humour et par la justesse des émotions qu’elle transmet. Bojack, cet acteur de sitcom névrosés, manipulateur, alcoolique et addict aux drogues pourrait vite lasser. N’est-il qu’un personnage masculin en détresse de plus sur lequel on devrait s’appitoyer ? Il fait parti des plus intéressants et dévoile de nouvelles facettes dévoilées à chaque nouvelle saison. Du rire aux larmes, il nous fait partager les étapes de sa vie pleines de tracas et de bonnes surprises. Bojack retient toute l’attention sans prendre toute la place. Il s’efface parfois pour mettre en lumière les profondeurs d’autres personnages comme par exemple Princess Carolyn ou Diane Nguyen . 

Auteur.e.(s)

  • J’observe la rue, le street-art et les cultures alternatives. Je questionne la société et mets en lumière des réponses. Rêve en allemand sans sous-titres.